
La Salutogenèse
La salutogenèse est un concept développé à la fin du XX siècle par le sociologue médical Antonovsky qui désigne une approche se concentrant sur les facteurs favorisant la santé et le bien-être (physique, mental, social, etc.), plutôt que d’étudier les causes des maladies. Le mot « salutogénèse » vient du latin salus (la santé) et du grec genesis (l’origine).
La salutogenèse est liée au « sens de la cohérence ». Une personne « cohérente » perçoit les événements comme compréhensibles, maîtrisables et significatifs. Selon le psychiatre Jacques Besson:
« […] on mesure une échelle de cohérence du patient, sur trois axes. D’abord est-ce que pour vous le monde est compréhensible ? Ensuite, est-ce que vous avez confiance dans vos ressources pour gérer votre vie ? Enfin, avez-vous confiance dans votre pouvoir de donner du sens à ce qui arrive ? Si vous avez des scores sur ces trois axes, vous avez de la cohérence, et avec de la cohérence, vous avez de la salutogenèse. C’est un des meilleurs prédicateurs pour la promotion de la santé. »
Personnellement c’est en Suisse que nous avons découvert ce concept, chez l’anthropologue de la santé, Jean-Dominique Michel, lui-même proche ami de Jacques Besson.
Cette façon d’orienter notre point de vue sur la santé, non plus à travers la maladie, mais plutôt à travers ce qui nous procure l’énergie de la Santé. Le mot par son étymologie vient du latin « salus » (santé) et du grec « genesis » (origine, création de) et signifie donc « origine de la santé ».
La salutogénèse s’attache à la promotion de la santé, c’est-à-dire toutes les actions et tous les éléments qui sont à la portée de chacun dans l’objectif d’être en bonne santé et de se sentir bien, pour éviter les maladies et les souffrances qu’elles entraînent. Ce modèle renverse le concept classique de la santé, qui lui, est centré sur la pathogénèse, c’est-à-dire l’apparition et le développement de la maladie, sur laquelle la médecine s’est basée pendant des siècles. La salutogénèse repose également sur la capacité des personnes à gérer des problèmes, à réfléchir aux ressources qui sont à leur disposition, aux actions qu’elles sont capables d’entreprendre pour pouvoir les résoudre avec succès de manière saine et aux techniques qui permettent d’éviter les situations stressantes. Cette nouvelle perspective considère l’humain comme un être non seulement physique mais aussi spirituel et animique, car tous ces facteurs peuvent influencer la santé de chaque individu d’une manière qui lui est propre.
En ce qui concerne la partie physique, on pourrait considérer le système immunitaire comme le facteur clé de notre santé, car il constitue une barrière contre les antigènes qui pourraient nous rendre malades. C’est une machinerie innée que nous possédons tous et que nous pourrions considérer comme l’un des piliers de la salutogenèse, car son équilibre dépend également de facteurs animiques et spirituels, comme l’absence de stress ou le fait de se sentir bien avec nous-même.
En aucun cas la salutogenèse ne remplace l’avis d’un médecin, et ne peut constituer un suivi médical.
Par ailleurs, nous savons bien que parfois, en fonction de notre mode de vie, nous traversons des périodes au cours desquelles nous prenons de mauvaises habitudes. Quand celles-ci persistent dans le temps, notre système immunitaire va inévitablement en souffrir les conséquences, ce qui nous met à risque de tomber malades.
Etre capable de mener un jeûne, c’est être capable de reprendre la main sur notre hygiène de vie, c’est entrer en conscience dans nos gestes les plus quotidiens. Cela a beau n’être qu’un début pour certains, c’est déjà un immense pas pour notre bien-être à tous.

